Politique — 22 novembre 2012
Comment Soro a fait plier le Pdci

Pour amener le Pdci à mettre fin à sa ‘’résistance’’, le  président de l’Assemblée nationale a dû user de tact. Guillaume Soro, conscient que ce groupe parlementaire conduit par Gaston Ouassénan Koné était contre l’adoption de ce  projet de loi, a donc joué sur la fibre sentimentale des députés de l’ancien parti unique.  «C’est vrai, j’ai dit que le Parlement ne sera et devait pas être une caisse de résonnance. Mais, en ce qui concerne cette loi, qui est d’ailleurs à la base de la dissolution du gouvernement, je vous prie de prendre vos responsabilités», a-t-il invité les élus Pdci, tout juste avant que son groupe parlementaire ne donne sa consigne de vote. Et cela, après que les présidents des groupes parlementaires de l’Udpci, du Rdr, des deux groupes indépendants Espérance et Dialogue ont appelé à l’adoption du projet de loi. Persuasif, l’ex-Premier ministre ne sait pas arrêté là. Il a exhorté les députés à se défaire de leur ambition politique et du vote conjoncturel pour privilégier l’intérêt général de la nation. «Vous savez que notre institution est importante pour la bonne marche de ce pays. La décision qu’elle prendra aujourd’hui va rythmer son devenir. Ne l’oubliez surtout pas, car vous serez jugés», a-t-il ajouté. Gaston Ouéssanan n’est pas resté insensible à ces propos. Il a demandé et obtenu la suspension de la séance pour s’entretenir avec ses camarades de parti, après l’intervention de Guillaume Soro. De retour de cette entrevue, des députés  Pdci ont retiré leurs amendements et le projet de loi a été voté. «Nous refusons de mettre à mal la cohésion sociale et l’alliance que nous avons scellée», s’est d’ailleurs justifié le député de Katiola.

 

KM (stagiaire)

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