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	<title>Nord Sud Quotidien</title>
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		<title>Manœuvres de déstabilisation/Des assaillants s’approvisionnent en tenues militaires Frci</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Nov 2012 11:11:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bakayoko</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Les partisans de Laurent Gbagbo sont loin d’avoir renoncé à leurs projets de déstabilisation. Pour réussir le coup parfait, ils chercheraient à se procurer les nouveaux treillis des Forces républicaines de Côte d’Ivoire. Les miliciens et les mercenaires pro-Gbagbo sont [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les partisans de Laurent Gbagbo sont loin d’avoir renoncé à leurs projets de déstabilisation. Pour réussir le coup parfait, ils chercheraient à se procurer les nouveaux treillis des Forces républicaines de Côte d’Ivoire.</p>
<p>Les miliciens et les mercenaires pro-Gbagbo sont toujours aux aguets. Loin d’être abattus par leurs précédentes tentatives infructueuses, ils continuent de manœuvrer secrètement pour déstabiliser le pouvoir en place.</p>
<p>Selon un officier supérieur qui a requis l’anonymat, les assaillants et leurs collaborateurs tapis dans l’ombre, se donnent assez de moyens pour réussir leur coup. Au nombre de leur énième trouvaille, l’achat et le vol de treillis. «Depuis un moment, certains éléments sont attaqués par des individus au nombre de quatre ou cinq. Ils leur arrachent leurs sacs militaires. Dans les casernes, des treillis sont volés et vraisemblablement revendus», précise notre interlocuteur proche de l’état-major général des Frci. Certains officiers de l’armée seraient dans le coup. Le jour du déclenchement des prochaines attaques prévues pour le mois de décembre, ces assaillants devraient être habillés dans la nouvelle tenue des Frci pour créer la confusion.</p>
<p>Bahi K.</p>
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		<title>Imam Ousmane Diakité (secrétaire exécutif du bureau national du COSIM) :“Les imams fautifs seront désormais sanctionnés”</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Nov 2012 11:03:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bakayoko</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[En prélude au 3ème congrès du Conseil supérieur des imams (Cosim), le secrétaire exécutif du bureau annonce de grands changements dans la vie des guides musulmans. &#160; &#160; Vous organisez dans quelques jours, le 3ème congrès du Cosim. Quel est [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>En prélude au 3ème congrès du Conseil supérieur des imams (Cosim), le secrétaire exécutif du bureau annonce de grands changements dans la vie des guides musulmans.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vous organisez dans quelques jours, le 3ème congrès du Cosim. Quel est le sens de cet évènement pour la communauté musulmane ivoirienne ?</p>
<p>Il faut savoir que le Cosim est la plus grande organisation musulmane en Côte d’Ivoire. Il compte plus de 10.000 imams à travers toutes les villes et villages du pays. Tous les 5 ans, nous tenons la conférence des imams que nous appelons congrès. Ce prochain congrès, qui aura lieu du 29 novembre au 2 décembre, est le troisième du genre. Il constitue la plus grande instance du Cosim.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>On ne touchera pas au mandat du Cheik Boikary Fofana, président du Cosim ?</p>
<p>Nous soulignons que le chef des imams, qui est le président du Cosim et en même temps le guide de la communauté musulmane en Côte d’Ivoire, a un mandat illimité tant qu’il peut remplir ses fonctions, moralement, physiquement et spirituellement.  Tous les 5 ans, les imams doivent se retrouver pour faire le bilan du Cosim et voir les perspectives. Il s’agit d’évaluer l’organisation, de corriger ce qui n’a pas marché et parler du futur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Arrive-t-il que la conférence sanctionne ou interpelle le Cheick ?</p>
<p>Par rapport à la dignité du Cheick, il n’est pas question pour nous de le sanctionner. Mais d’analyser, d’apprécier, d’améliorer et corriger sa gestion.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Participera-t-il à la conférence ?</p>
<p>La conférence se tient sous son autorité. Il est la tête de l’organisation et le superviseur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>N’est-ce pas là un paradoxe, puisque c’est son bilan qu’on fait ?</p>
<p>Il sera le premier des congressistes. Il interviendra, et s’il y a des questions à lui poser, on le ferra.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quelle est la particularité de ce congrès ?</p>
<p>Nous attendons à cette conférence environ 500 imams de l’intérieur du pays. En plus, nous avons invité des imams de 20 pays d’Afrique de l’Ouest. Le jour de la cérémonie officielle, nous attendons au moins 1.000 imams. Et ils n’ont rien à voir avec les 500 imams qui sont des congressistes du Cosim.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quel est le programme de cette activité ?</p>
<p>Le premier jour sera consacré au bilan. Le second aux perspectives. Nous allons plancher sur la modification du statut du Cosim, aussi sur la charte de l’imamat, et sur les registres de mariage que nous voulons mettre à la disposition des mosquées. Le troisième jour, il y aura un symposium sur le thème central de la conférence qui est : «La réconciliation et la paix durable en Côte d’Ivoire et dans la sous-région ouest-africaine». Nous aurons la présence d’imminentes personnalités dont  l’évêque métropolitain de Bouaké, Mgr Paul Siméon Ahouana qui viendra prononcer une conférence. Il y aura des communications sur le rôle de l’imam dans la consolidation de la cellule familiale, la restauration des valeurs spirituelles et morale de la société&#8230; Le quatrième  jour, ce sera la cérémonie officielle à la grande mosquée de la Riviera golf en présence du chef de l’Etat. Nous demandons donc aux musulmans de se mobiliser pour l’occasion.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C’est quoi la charte de l’imamat ?</p>
<p>Nous constatons que l’islam a un long chemin à parcourir pour parfaire son organisation. Il se trouve qu’il n’y a pas une référence unique qui a été mise à la disposition des mosquées, des organisations islamiques, des communautés afin de les organiser. Chaque mosquée, chaque organisation, gère comme elle l’entend. Cette charte va donc aider les musulmans à avoir une même orientation. Elle vient combler un vide.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une sorte de règlement intérieur ?</p>
<p>Oui. C’est aussi une charte de déontologie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans les détails, quel sera son contenu ?</p>
<p>La charte de l’imamat va définir, par exemple, ce que c’est qu’une mosquée. Elle parlera des devoirs de l’imam sur le plan social et religieux. Elle indiquera les droits et aussi les devoirs de la communauté vis-à-vis de son imam. Elle évoquera aussi les sanctions éventuelles de l’imam.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pensez-vous qu’une telle charte puisse être appliquée ?</p>
<p>Oui, puisque la plupart des mosquées prennent le Cosim comme référence.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vous parlez aussi d’apporter des registres de mariage dans les mosquées. C’est difficile à imaginer…</p>
<p>Ce que nous allons apporter est différent de ce que fait l’Etat. Il faut savoir que l’imam, dans sa communauté, est un guide, un témoin. Quand quelqu’un naît dans la communauté musulmane, on appelle l’imam pour faire son baptême islamique. Il officie la cérémonie et déclare le nom de l’enfant. Nous voulons que désormais, lorsque l’imam finit de faire ce travail, qu’il signe un papier pour attester qu’il a assisté au baptême de l’enfant. Il délivrera une attestation islamique, un témoignage. Pour les décès également, il donnera une attestation après avoir prié sur le corps à la mosquée. Ce sont ces informations qui seront notées dans le registre de la mosquée. Mais, il faut faire la différence : l’attestation islamique de baptême du nouveau-né ne remplace pas l’acte de naissance. Pareil pour le décès.</p>
<p>Quelle valeur donnez-vous à ce document alors ?</p>
<p>Il n’y a pas de confusion possible entre ce que nous voulons faire et ce que fait l’Etat. L’imam n’est pas un officier de l’état civil, c’est un guide qui accomplit des tâches religieuses et qui veut certifier un évènement. Ce n’est pas la même chose. L’imam se place donc comme un témoin majeur de tous ces faits.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A vous entendre, vous voulez donner une place majeure à la mosquée dans le développement.</p>
<p>La mosquée a toujours joué un rôle important dans le développement. C’est toujours autour des mosquées que les villes se bâtissent. Mais avec le temps, la mosquée a perdu sa place. Notre travail, c’est de lui donner son rayonnement, son rôle premier et religieux dans l’éducation, la socialisation et la formation de la communauté.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vous allez également parler de paix et de réconciliation au cours du congrès. Jusque-là, on a l’impression que les religieux n’ont pas encore joué le rôle qui est le leur dans la réconciliation en Côte d’Ivoire.</p>
<p>La communauté musulmane ivoirienne est la plus active en matière de réconciliation, de recherche de la paix. Nous sommes en permanence en train de travailler pour la paix. Rien que cette année, nous avons fait un programme de 42 séminaires sur la réconciliation. Nous en avons réalisé 30. Œuvrer pour la réconciliation fait partie des fondements même de la religion musulmane.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Réalisée par Raphaël Tanoh</p>
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		<item>
		<title>Amélioration des conditions de vie des chauffeurs/Les patrons refusent de signer la convention collective</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Nov 2012 11:01:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bakayoko</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme les autres corporations, les chauffeurs souhaitent que la convention collective régissant leur secteur soit effective. Mais, pour le moment, il s’agit d’un vœu qui est loin de préoccuper les autres acteurs. «La présente convention collective annexe a pour objet [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Comme les autres corporations, les chauffeurs souhaitent que la convention collective régissant leur secteur soit effective. Mais, pour le moment, il s’agit d’un vœu qui est loin de préoccuper les autres acteurs.</p>
<p>«La présente convention collective annexe a pour objet de réglementer les relations professionnelles entre les propriétaires et les chauffeurs routiers de personnes ou de marchandises ainsi que les conditions de travail et de rémunération». Tel est libellé l’article premier de la convention collective annexe des professionnels de transport de Côte d’Ivoire. Selon le président de l’Union des fédérations de syndicats de chauffeurs de taxis de Cocody (Ufesco), Raymond Soumahoro, c’est en 2009 que les acteurs soucieux d’améliorer les conditions de vie des conducteurs ont engagé le processus devant aboutir à la mise en œuvre d’un texte spécifique à cette corporation et auquel sont assujettis tous les employeurs et salariés. Ainsi, assure Raymond Soumahoro, 6 syndicats de transporteurs, dont le Syndicat national des transporteurs de marchandises et voyageurs de Côte d’Ivoire (Sntmvci) et la Coordination nationale des gares routières (Cngr) ont pris part à son élaboration. Concernant les conducteurs, ce sont une quinzaine d’organisations représentatives qui y ont participé. Il s’agit, entre autres, du Syndicat national des chauffeurs des transports terrestres de Côte d’Ivoire (Synactt-ci), de la Fédération nationale des syndicats de chauffeurs de Côte d’Ivoire (Fensc-ci). Ce texte en son article 3 fixe les conditions pour être chauffeur professionnel. En clair, il s’agit de toute personne exerçant le métier de chauffeur à titre principal, possédant le permis de conduire B C ou BCDE et titulaire du Certificat de capacité professionnelle dont les conditions d’attribution sont fixées par arrêté. S’agissant de la rémunération, l’article 16 fixe le salaire minimum conventionnel mensuel à 64.714 FCFA pour la catégorie A qui concerne le conducteur de voiture de tourisme, de petit tracteur ou de véhicule pesant moins de 3 tonnes. Pour le chauffeur de la catégorie B, celui du véhicule de poids lourds de 3 à 5 tonnes de charge utile, le salaire est de 68.037 FCFA. L’employé de la catégorie C, c’est-à-dire celui conduisant un véhicule poids lourds dépassant 5 T de charge utile ou tracteur attelé à remorque semi-portée, par mois, il perçoit 70.511 francs alors que le chauffeur de véhicule de transport en commun gagne 71.028 FCFA. A ces avantages, il faut ajouter les obligations du patron vis-à-vis du conducteur. A savoir la déclaration à l’institution de prévoyance sociale, une assistance en cas d’accident de travail, etc. Selon le président de l’Ufesco, la lenteur du dossier est due à la mauvaise foi des transporteurs qui refusent d’entrer dans la légalité. «Certains patrons ne paient pas les chauffeurs sous prétexte qu’ils sont leurs neveux ou cousins. La loi met fin à cette situation et valorise ce noble métier qu’est la conduite», clame Raymond Soumahoro. C’est pourquoi, il exhorte le nouveau gouvernement à prendre toutes les dispositions pour améliorer les conditions de vie des chauffeurs en contribuant à l’adoption de cette loi. Deux membres du Haut patronat des transports qui ont requis l’anonymat reconnaissent l’intérêt de ce texte. «Les transporteurs ne refusent pas de le signer. Nous disons que tout cela s’intègre dans l’organisation globale de notre secteur d’activité». Ils soulignent que vu la pratique du transport aujourd’hui, il est difficile de réaliser des bénéfices importants et de prendre des engagements pour le bien-être social des chauffeurs. «L’Etat doit construire des gares modernes, mettre fin au racket et surtout mettre fin à la concurrence déloyale dans notre filière. Après, on peut demander une contrepartie aux patrons», ont-ils répété en chœur. Pour ces transporteurs, le ministère doit donc prendre le dossier en main. C’est dire qu’après la reconduction du ministre Gaoussou Touré à la tête de ce département, les chauffeurs attendent de lui qu’il contribue à l’édiction de leur convention.</p>
<p>Ahua K</p>
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		<item>
		<title>Régions du Bounkani et du Gontougo/Ce que les populations attendent du président Ouattara</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Nov 2012 10:54:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bakayoko</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est demain que le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, entame à Bondoukou sa deuxième tournée à l’intérieur du pays. Une occasion que les populations des régions du Bounkani et du Gontougo (ex-Zanzan) entendent saisir pour lui exposer leurs préoccupations. &#160; [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>C’est demain que le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, entame à Bondoukou sa deuxième tournée à l’intérieur du pays. Une occasion que les populations des régions du Bounkani et du Gontougo (ex-Zanzan) entendent saisir pour lui exposer leurs préoccupations.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La visite dans le district du Zanzan du président de la République, Alassane Ouattara, suscite beaucoup d’espoir au sein des populations. Et pour cause, la longue crise politico-militaire que le pays a connue ces dix dernières années a plongé les populations des régions du Gontougo et du Bounkani dans une extrême pauvreté. Dans tout le district, l’ensemble des infrastructures sont en ruine. Tout est à refaire. Les besoins des populations sont innombrables. Les plus récurrents touchent à la production et la commercialisation de l’anacarde et l’extraction du manganèse.</p>
<p>Au titre la précédente campagne, plus de 45.000 tonnes de noix de cajou invendues sont entre les mains des producteurs des régions de Gontougo et du Bounkani. Ce chiffre représente 35 % de la production annuelle de ces deux régions estimée à 120.000 tonnes. Une situation dont se réjouissent quelques opérateurs indiens qui achètent, sur le terrain, le produit à un prix dérisoire. «Ils font la pluie et le beau temps dans nos régions. Ils profitent de la situation pour acheter l’anacarde à vil prix aux producteurs. Ceux-ci, durement touchés par la crise,  n’hésitent plus à leur céder leurs produits à vil prix», affirme El Hadj Ali, président de l’Union des coopératives du Zanzan. Comme chaque année, le prix fixé par les différents acteurs de la filière anacarde en Côte d’Ivoire n’a été respecté que pendant deux semaines, si l’on en croire El hadj Ali. Selon lui, les raisons de la mévente de l’anacarde sont multiples. «En premier lieu, il y a la crise européenne qui a provoqué une chute importante de l’exportation de l’anacarde, considéré comme produit alimentaire de luxe. A cela, s’ajoute la dégradation de la qualité du produit dans nos régions à cause de la pluviométrie. L’insécurité qui a prévalu au lendemain de la crise ivoirienne a, en outre constitué un frein à l’arrivée des gros exportateurs. Toutes ces raisons font que nous n’arrivons pas à obtenir des financements pour acheter le produit des mains des produteurs», indique le président de l’Union des coopératives du Zanzan.</p>
<p>Sur le terrain, un constat saute aux yeux. Les coopératives de la région sont pour la plupart vulnérables et ne disposent pas de financement. «Nous ne disposons même pas de sacs pour permettre aux producteurs de conserver convenablement leurs produits. Ils font avec ce qu’ils ont. D’où la détérioration de la qualité de l’anacarde», poursuit notre interlocuteur. De leur côté, les producteurs, désemparés, ne savent plus à quel saint se vouer.</p>
<p>L’exploitation du manganèse</p>
<p>Pour la plupart, ils vendent leurs produits au Ghana voisin. Une situation qui préoccupe le préfet de la région de Gontougo, François Germain Goun. «Dans cette zone, les populations considèrent que l’anacarde constitue leur café et leur cacao. Par conséquent, elles souhaitent un meilleur traitement de cette question. D’une façon générale, les prix qui sont fixés au début de chaque campagne ne sont pas respectés. En plus de cela, quand les produits partent de Bondoukou pour le port autonome d’Abidjan, les camions pris en location sont confrontés à d’énormes difficultés qui les amènent à y rester pour longtemps, voire plus d’une semaine, avant de procéder au déchargement.  Selon les opérateurs de la filière anacarde dans le district du Zanzan, cela constitue un manque à gagner important. Cette situation les amène à prendre la route du Ghana par des voies détournées pour aller livrer leurs produits», explique François Germain Goun. Pour mettre fin à leur galère, plusieurs propositions ont été faites à plusieurs reprises au préfet de la région de Gontougo par les producteurs. «Les populations souhaitent que l’Etat organise véritablement cette spéculation dans sa commercialisation et dans sa structure, lui-même, pour que les producteurs soient rémunérés à leur juste prix», soutient l’administrateur. C’est à cette condition, pense M. Goun, que l’on pourra arrêter la fuite vers le Ghana. «Les populations se demandent pourquoi les prix sont, tous les ans, meilleurs chez leurs voisins du Ghana ? Pourquoi les Indiens qui s’installent au Ghana achètent le produit à un meilleur prix qu’en Côte d’Ivoire ? », poursuit-il.</p>
<p>L’autre dossier chaud pour lequel les populations attendent des solutions du président de la République est celui de l’exploitation du manganèse. Les populations victimes de cette exploitation minière exigent des exploitants indiens des mesures compensatoires. Sur le site minier, les travailleurs demandent l’amélioration de leurs conditions de travail. A plusieurs reprises, les populations ont menacé de bloquer les travaux de la société indienne Taurian pour se faire entendre.  Les promptes réactions du préfet de la région de Gontougo ont permis de ramener le calme et d’éviter souvent le pire. Cependant, la nouvelle loi relative au code minier votée mardi dernier à l’Assemblée nationale, rassure déjà François Germain Goun, en attendant une solution définitive du président Alassane Ouattara.</p>
<p>Pas d’eau, pas d’écoles, pas de routes…</p>
<p>«En ce qui concerne le manganèse, les populations souhaitent que les zones d’extraction, les villages riverains et Bondoukou puissent être pris en compte dans la répartition des bénéfices. Ces préoccupations nous reviennent de façon récurrente. Je pense que nous sommes sur la voie des solutions puisque le 21 novembre dernier, au titre de la loi sur le code minier, il est dit clairement que les localités où sont extraites des richesses du sous-sol doivent être associées au partage des bénéfices. Cette loi est une solution aux préoccupations des populations, si elle entre en vigueur», est persuadé le préfet de la région du Gontougo.  Pour sa part,  la ministre, Kaba Nialé, au cours de la première réunion préparatoire de la visite du chef de l’Etat, à Bondoukou, a tenu à lever toute équivoque. «L’exploitation minière dans nos régions doit être organisée et encadrée de sorte à permettre aux populations de mener leurs activités agricoles et de bénéficier de mesures compensatoires», avait admis la ministre. D’autres préoccupations et non des moindres se posent. Elles touchent aux difficultés d’accès à l’eau potable dans les chefs-lieux de départements du district et dans les villages. Ces difficultés se rapportent aussi à l’instabilité du courant électrique, le mauvais état des routes et la question de la santé et de l’école. Force est de constater que la visite du président de la République a permis d’atténuer les souffrances des populations en matière d’eau, d’électricité et de routes. Plusieurs forages sont en voie de construction dans des villages du district et à Bondoukou. Le  dérangement de courant électrique a été considérablement amélioré à Bondoukou. En ce qui concerne l’école, de nombreux villages au nord des régions du Gontougo et du Bounkani n’ont jusque-là pas d’école. Dans les rares écoles qui existent, on note un manque d’enseignants. Au niveau de la santé, des efforts considérables restent à faire pour soulager les populations. Il y a six mois, les ressortissants du district du Zanzan en France ont offert d’importants matériels biomédicaux au Centre hospitalier régional (Chr) de Bondoukou. Ce don se compose entre autres de 2 lits à usage médical, de ventilateurs pulmonaires, d’échographe et d’un colposcope. Selon le président des ressortissants du Zanzan en France, Kamagaté Mahamadou, c’est un cadeau des hôpitaux de France au Chr de Bondoukou. Malgré cette précieuse donation, ce centre hospitalier de référence dans tout le district manque de plusieurs services et équipements de base. Le Centre antituberculeux de Bondoukou vient de perdre son unique microscope. Les incessantes coupures du courant électrique ont fini, la semaine dernière, par emporter cet important outil de travail. Tous les jours, les malades attendent qu’une âme généreuse vienne à leur secours. Autre préoccupation, le poste de doua­ne de Soko qui ne répond plus aux normes. A ce sujet, Kouakou Dapa, maire de la commune de Bondoukou plaide pour une restructuration profonde de ce poste afin de le doter de moyens. Pour lui, la reconstruction et la réhabilitation de cet ouvrage sur un autre site plus adéquat est un impératif économique pour la région et aussi pour le pays. La question de l’insécurité à Bondoukou et à Bouna reste préoccupante. Sur les routes, la douane et la police des stupéfiants réalisent des exploits malgré le peu de moyens de locomotion. Récemment, la douane de Bondoukou a appréhendé en collaboration avec la brigade de douane de Gouméré, plus d’une tonne de cannabis. Des résultats d’une guerre déclarée aux trafiquants de drogues par le capitaine Dieudonné Gbangbo, chef de subdivision des douanes de Bondoukou.  De son côté, l’équipe du lieutenant Augustin Kouadio, chef d’antenne de la police des stupéfiants et des drogues du Zanzan réalise des coups de filet importants. Mais tous ces efforts de lutte contre la drogue sont freinés par le manque de moyens de locomotion.</p>
<p>Jean Michel Ouattara à Bondoukou</p>
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		<title>Dévoilé hier/Les grandes leçons du gouvernement</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Nov 2012 19:52:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bakayoko</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[De nombreuses leçons se dégagent du gouvernement Duncan dont la composition a été dévoilée hier. L’un des enseignements majeurs, c’est le fait que le président a pris de court de nombreux pronostiqueurs. Le retour de Ouattara de 90 La première [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>De nombreuses leçons se dégagent du gouvernement Duncan dont la composition a été dévoilée hier. L’un des enseignements majeurs, c’est le fait que le président a pris de court de nombreux pronostiqueurs.</p>
<p>Le retour de Ouattara de 90</p>
<p>La première leçon qui se dégage  du gouvernement Duncan dont la composition a été dévoilée hier, c’est son resserrement. A la différence du sortant à la taille d’éléphant (40 membres), le nouveau gouvernement ne compte que 29 ministres. Un bon point pour Alassane Ouattara qui avait marqué les esprits dans les années 1990 avec ses gouvernements qui n’ont guère dépassé 23 ministres. Aujourd’hui, la satisfaction qui se dégage de l’opinion nationale est surtout liée à l’idée que la nouvelle équipe cadre avec le contexte de crise que connaît le pays. L’autre caractéristique du gouvernement Duncan que les Ivoiriens saluent, c’est la fermeté retrouvée d’Alassane Ouattara. Il a surpris plus en coupant la tête de dinosaures de sa propre famille politique. En effet, dans la nouvelle équipe, on ne retrouve plus Gilbert Kafana Koné, une des figures emblématiques du Rassemblement des républicains (Rdr), Souleïmane Diakité Coty, le maire sortant d’Odienné qui occupait le maroquin de la Communication et Clément Nabo qui était aux Eaux et forêts. Tout comme l’ancien secrétaire général adjoint du Rdr en charge de l’organisation et de la mobilisation, le président Ouattara a enlevé à Amadou Gon Coulibaly (Sg de la présidence), à Ibrahim Ouattara (son frère et directeur financier à la présidence de la République), à Marcel Amon (son directeur de cabinet), le droit de s’asseoir autour de la table du conseil des ministres. A la faveur de la formation du gouvernement Ahoussou, ils avaient acquis le titre de ministre. Le départ de Matto Loma Cissé, et dans une moindre mesure, celui d’Albert Aggrey, -rentrés eux au gouvernement sous Jeannot Kouadio-Ahoussou-, ne constituent pas moins une surprise. Au-delà de son propre camp, le chef de l’Etat s’est entendu avec son allié, Henri Konan Bédié, pour congédier Dagobert Banzio (Commerce), Thérèse N’Dri Yoman (Santé). Même Konaté Sidiki, pourtant réputé très proche de Guillaume Soro ou encore le dithyrambique Philippe Légré n’ont pas eu de chance. Le vent du changement soufflé par M. Ouattara dont M. Légré chante pourtant les louanges à toute heure, l’a emporté.</p>
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<p>Un commando pour relever les défis</p>
<p>Même si certains Ivoiriens ne sont pas totalement satisfaits du fait que des ministres dont ils réclamaient le départ, sont reconduits, ils ne devraient pas être déçus dans six mois voire au bout d’un an. Car à l’évidence, les missions confiées à cette nouvelle équipe paraissent claires. Finis les risques de piétinement entre les ministres. Chacun des membres de la nouvelle équipe a son territoire, bien délimité, les ministères qui avaient été éclatés pour un souci d’efficacité ont désormais fusionné. C’est notamment le cas du département de la Justice qui regroupe dorénavant plus de prérogatives avec les Droits de l’Homme et des libertés publiques ou encore celui de la Jeunesse auquel est rattaché le Sport.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Moins de politique, beaucoup de développement</p>
<p>Le signe le plus parlant sur la nouvelle orientation que le président Ouattara entend donner à son gouvernement, c’est la place de choix qu’occupent les économistes et les acteurs de développement. Outre l’homme- orchestre, Daniel Kablan Duncan, qui a pris en main l’Economie et les finances et à qui a été adjoint une déléguée en la personne de Nialé Kaba, on retrouve un chef d’entreprise, Jean-Louis Billon au Commerce, à l’artisanat et à la promotion des petites et moyennes entreprises. A l’Industrie, il ya aussi un fin connaisseur des dossiers financiers, en la personne de Jean-Claude Brou qui a travaillé aux côtés du président Ouattara quand celui-ci était Premier ministre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Rdr garde son rang</p>
<p>Le président Ouattara a sacrifié beaucoup de ses lieutenants, mais son parti continue de dominer le gouvernement. On compte 12 cadres du Rdr dans la nouvelle équipe, contre 15 dans la sortante. Le Pdci continue d’occuper un rang honorable avec 8 cadres contre 10 dans l’ancien staff. Le nombre de personnalités issues des ex-Forces nouvelles au gouvernement ne varie pas. Sorti, Konaté Sidiki a été remplacé par Affoussiata Bamba.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les carriéristes poursuivent leur carrière</p>
<p>De nombreuses sources avaient vendu leur peau avant de les avoir tués. Ils viennent de démontrer qu’ils ont plus d’un tour dans leur besace, et devraient battre leurs propres records. Les carriéristes comme Patrick Achi (11 ans), Hamed Bakayoko (9 ans), Albert Toikeusse Mabri (9 ans) ou encore Charles Diby Koffi (5 ans), sont bien en place dans l’équipe de Daniel Kablan Duncan. Vous avez dit indéboulonnables ?</p>
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<p>Marc Dossa</p>
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		<title>Duncan a formé son nouveau gouvernement</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Nov 2012 15:52:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bakayoko</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le nouveau gouvernement du président ivoirien Alassane Ouattara, chargé d&#8217;aller plus loin pour relever le pays meurtri par la crise de 2010-2011, a été formé jeudi, a annoncé la présidence. Ce gouvernement compte 28 ministres, dont le Premier ministre Daniel [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le nouveau gouvernement du président ivoirien Alassane Ouattara, chargé d&rsquo;aller plus loin pour relever le pays meurtri par la crise de 2010-2011, a été formé jeudi, a annoncé la présidence.<br />
Ce gouvernement compte 28 ministres, dont le Premier ministre Daniel Kablan Duncan, selon la liste lue par le secrétaire général de la présidence, Amadou Gon Coulibaly.<br />
Il s&rsquo;agit donc d&rsquo;une équipe un peu resserrée &#8211; le précédent cabinet comptait 35 ministres -, après que des ministères jusque-là séparés et qui semblaient redondants ont été regroupés. Une dizaine de ministres quittent le gouvernement et quatre font leur entrée.<br />
Le président Ouattara conserve le portefeuille de la Défense et garde auprès de lui un ministre délégué sur ce dossier, Paul Koffi Koffi, alors que la cruciale réforme de l&rsquo;armée n&rsquo;en est qu&rsquo;à ses balbutiements.<br />
Membre du Parti démocratique de Côte d&rsquo;Ivoire (PDCI) de l&rsquo;ex-président Henri Konan Bédié, principal allié de M. Ouattara, Daniel Kablan Duncan, jusque-là chef de la diplomatie et qui fut Premier ministre dans les années 1990 sous la présidence Bédié, a été nommé mercredi à la tête du gouvernement.<br />
Le chef de l&rsquo;Etat avait dissous le 14 novembre son équipe. La présidence a justifié cette dissolution surprise par le fait que le groupe parlementaire PDCI et celui d&rsquo;un petit parti allié avaient voté en commission contre un projet de loi sur le mariage présenté par le gouvernement précédent, et y a vu une atteinte à la cohésion de l&rsquo;alliance.<br />
Mais la dissolution traduisait de fortes tensions entre le PDCI et le Rassemblement des républicains (RDR) de M. Ouattara, bien au-delà du texte de loi invoqué.</p>
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		<title>Primature/Ouattara choisit Duncan</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Nov 2012 10:19:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bakayoko</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une semaine, jour pour jour, après la dissolution du gouvernement, le président de la République, Alassane Ouattara, a porté son choix sur Daniel Kablan Duncan pour occuper la primature en remplacement de Jeannot Ahoussou-Kouadio. Après des tractations serrées. Les tractations [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Une semaine, jour pour jour, après la dissolution du gouvernement, le président de la République, Alassane Ouattara, a porté son choix sur Daniel Kablan Duncan pour occuper la primature en remplacement de Jeannot Ahoussou-Kouadio. Après des tractations serrées.</p>
<p>Les tractations étaient serrées, très serrées même, mais au finish, Alassane Ouattara a choisi… Daniel Kablan Duncan. Mettant fin à sept jours d’absence de gouvernement. Le ministre des Affaires étrangères de l’ancienne équipe revient ainsi à la primature 13 ans après l’avoir occupée de 94 à décembre 99. Annoncé pour 16 heures, c’est plutôt à 17h 5 minutes que le secrétaire général de la présidence de la République, Amadou Gon Coulibaly, se présente au pupitre pour faire la lecture du ‘’décret Duncan’’. Les audiences du chef de l’Etat aux présidents de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (Cdvr), Charles Konan Banny et de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, y sont-elles pour quelque chose ? Probablement ! Au moment de le laisser partir, le chef de l’exécutif chuchote quelque chose à l’oreille de son dauphin constitutionnel qui ne peut étouffer un éclat de rire. «Je ne suis pas votre homme», lâche M. Soro aux nombreux journalistes qui ont pris d’assaut le palais présidentiel, avant de se retirer. Lorsque «le lion» arrive, il lit juste quelques lignes qui scellent officiellement le sort de Jeannot Ahoussou-Kouadio. Car, il n’y avait plus de suspense. Deux heures plus tôt, le Premier ministre sorti a eu une rencontre d’au revoir avec le cabinet de la primature. Echange qui a pris une allure d’adieu, révèle des participants à la cérémonie. «Les séparations sont toujours difficiles. Des collaboratrices du Premier ministre ont pleuré», confie un fonctionnaire de l’institution. L’avocat s’est ensuite rendu à son bureau où il a été rejoint par un groupe de femmes venues lui apporter un cadeau. Le présent était emballé. C’était probablement une lampe. Car peu après le majordome est sorti du hall avec une lampe de couleur rouge qu’il a déposée dans la voiture. D’autres collaborateurs qui viennent d’arriver sont maintenus à la porte. Le député de Didiévi est en train de descendre. Le général Nicolas Kouassi leur demande de se mettre en haie. Ils diront au revoir à leur patron à sa sortie. Jeannot Ahoussou arrive. Contient difficilement sa peine. Force le sourire. Devant ces visages tristes, il lance : «Mais je serai là demain (aujourd’hui, ndlr) pour la passation !» Quand ce sera fait aujourd’hui, sa photo sera poussée sur le côté. Et celle de Kablan Duncan mise au milieu du tableau juste à l’entrée du hall du bureau. La page sera alors tournée pour l’ancienne équipe. Une autre prendra le relais. Pour d’autres défis.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bamba K. Inza</p>
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		<title>Nommé hier/Les dossiers chauds qui attendent Kablan Duncan</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Nov 2012 10:13:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bakayoko</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A peine nommé hier pour conduire le prochain gouvernement que Daniel Kablan Duncan est obligé de retrousser ses manches. L’attente des Ivoiriens est si grande que le nouveau Premier ministre n’aura pas de période de grâce. Il a lui-même fixé [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>A peine nommé hier pour conduire le prochain gouvernement que Daniel Kablan Duncan est obligé de retrousser ses manches. L’attente des Ivoiriens est si grande que le nouveau Premier ministre n’aura pas de période de grâce.</p>
<p>Il a lui-même fixé ses priorités à la tête du prochain gouvernement. Mais, l’a-t-il fait de manière exhaustive ? Pas sûr, si on parcourt à la loupe sa déclaration faite sur le perron du Palais présidentiel d’Abidjan-Plateau. «L’objectif du président de la République, et il l’a confirmé tout à l’heure, c’est d’atteindre une croissance à deux chiffres rapidement, probablement à partir de 2014», indique le nouveau chef du gouvernement. Si, avec précision, il décline ses intentions en matière économique, Daniel Kablan Duncan se veut prudent voire vague sur les autres chantiers où les Ivoiriens commencent à manifester des inquiétudes. Le premier de ces chantiers est sans doute celui de la sécurité. Certes, le pays n’est plus tout à fait un champ de bataille, mais les populations espèrent retrouver un peu plus de sérénité. Ils nourrissent le rêve de revivre la tranquillité qui a prévalu avant le putsch de décembre 1999, la crise militaro-politique déclenchée en septembre 2002 ou la crise postélectorale qui a commencé en décembre 2010 et dont les manifestations se poursuivent jusqu’aujourd’hui. Ils sont d’autant plus exigeants sur ce point que le gouvernement Kouadio-Ahoussou leur a semblé impuissant face aux attaques qui ont débuté en août dernier. Outre la sécurité, la question de l’emploi se pose comme une urgence à prendre à bras-le- corps. Les jeunes qui représentent la plus importante frange de la population semblent avoir vainement attendu le gouvernement sorti, au sujet des emplois promis par le président Ouattara. Les autres chantiers qui ont leur pendant en économie, sont ceux de la cherté de la vie et des revendications salariales ou corporatistes. Tout en poursuivant sa croissance à deux chiffres, Daniel Kablan Duncan et son équipe ne doivent pas oublier que ce sont ces deux données qui permettent à la population de mieux appréhender la croissance. «C’est la face visible de la croissance», explique un économiste. Autant qu’il n’y aura pas de round d’observation pour le successeur de Jeannot Kouadio-Ahoussou.</p>
<p>Marc Dossa</p>
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		<title>Kouadio-Ahoussou, comme un météore !</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Nov 2012 10:08:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bakayoko</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Il détient désormais un record. Jusqu’à ce que quelqu’un d’autre vienne faire mieux que lui, l’histoire retiendra que Jeannot Kouadio-Ahoussou restera comme le plus éphémère Premier ministre que la Côte d’Ivoire a connu. A peine huit mois passés à la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il détient désormais un record. Jusqu’à ce que quelqu’un d’autre vienne faire mieux que lui, l’histoire retiendra que Jeannot Kouadio-Ahoussou restera comme le plus éphémère Premier ministre que la Côte d’Ivoire a connu. A peine huit mois passés à la tête du deuxième gouvernement de l’ère Alassane Ouattara. C’est en effet le 13 mars dernier qu’il succède à Guillaume Soro, à la primature. Sa nomination était consécutive à la démission, le 8 mars 2012, de l’ancien patron des ex-Forces nouvelles qui a été plébiscité au perchoir, quatre jours plus tard à Yamoussoukro. Le poste de Premier ministre devenu vacant, Alassane Ouattara avait enfin l’occasion d’honorer son engagement à l’égard du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci). Entre tous les prétendants qu’on citait à l’époque, le président de la République avait opté pour ce bédiéiste convaincu qui plus est, a été son directeur de campagne, pour le second tour de la présidentielle de fin 2010.</p>
<p>Mais, à peine cinq mois après sa nomination au poste de Premier ministre, les premiers signes du manque de cohésion entre le président et son chef de gouvernement apparaissent au grand jour. Selon la rumeur, c’est depuis la mi-juin dernier que le président Ouattara murissait l’idée de se séparer de l’ancien avocat d’Henri Konan Bédié. Que reprochait Alassane Ouattara à son chef de gouvernement ? Selon le très sérieux Jeune Afrique, «les retards enregistrés par le gouvernement ivoirien dans la réalisation de son programme» sont à la base des premiers signes d’agacement du chef de l’Etat. «Le président ivoirien, Alassane Ouattara, montre de plus en plus de signes d’agacement et d’impatience envers son Premier ministre, Jeannot Ahoussou-Kouadio, au sujet des lenteurs de l&rsquo;exécution du programme du gouvernement. Lors d’un conseil extraordinaire des ministres, le 27 juin à Yamoussoukro, le président a ainsi sèchement recadré le «gouvernement», révélait le panafricain dans son édition du 9 juillet 2012. A l’époque, dans les milieux bien informés, on pariait déjà sur Tidiane Thiam, l’ancien ministre de Bédié ou Daniel Kablan Duncan pour prendre la place de Kouadio-Ahoussou. En sursis depuis lors, la dissolution du gouvernement le 14 novembre dernier était, selon plusieurs diplomates occidentaux en poste à Abidjan et bien au fait des rapports entre M. Ouattara et son Premier ministre, l’occasion de changer de cap.</p>
<p>C’est donc dire que le record de longévité de Jeannot Kouadio-Ahoussou à la primature aurait été plus impressionnant. Avant lui, le record de longévité la plus éphémère à la primature était détenu par Seydou Diarra, Pascal Affi N’Guessan, et Charles Konan Banny. Si M. Diarra n’a passé qu’environ un an à diriger le gouvernement de transition du 24 décembre 1999 au 26 octobre 2000, les deux autres ont passé chacun environ deux ans à la tête de leur gouvernement respectif. Revenu à la primature le 10février 2003, à la tête du premier gouvernement de sortie de crise prescrit par l’Accord de Linas-Marcoussis, Seydou Diarara n’a passé que deux ans avant de céder la place à Charles Konan Banny le 4 décembre 2005.</p>
<p>Marc Dossa</p>
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		<title>Comment Soro a fait plier le Pdci</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Nov 2012 10:05:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bakayoko</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour amener le Pdci à mettre fin à sa ‘’résistance’’, le  président de l’Assemblée nationale a dû user de tact. Guillaume Soro, conscient que ce groupe parlementaire conduit par Gaston Ouassénan Koné était contre l’adoption de ce  projet de loi, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Pour amener le Pdci à mettre fin à sa ‘’résistance’’, le  président de l’Assemblée nationale a dû user de tact. Guillaume Soro, conscient que ce groupe parlementaire conduit par Gaston Ouassénan Koné était contre l’adoption de ce  projet de loi, a donc joué sur la fibre sentimentale des députés de l’ancien parti unique.  «C’est vrai, j’ai dit que le Parlement ne sera et devait pas être une caisse de résonnance. Mais, en ce qui concerne cette loi, qui est d’ailleurs à la base de la dissolution du gouvernement, je vous prie de prendre vos responsabilités», a-t-il invité les élus Pdci, tout juste avant que son groupe parlementaire ne donne sa consigne de vote. Et cela, après que les présidents des groupes parlementaires de l’Udpci, du Rdr, des deux groupes indépendants Espérance et Dialogue ont appelé à l’adoption du projet de loi. Persuasif, l’ex-Premier ministre ne sait pas arrêté là. Il a exhorté les députés à se défaire de leur ambition politique et du vote conjoncturel pour privilégier l’intérêt général de la nation. «Vous savez que notre institution est importante pour la bonne marche de ce pays. La décision qu’elle prendra aujourd’hui va rythmer son devenir. Ne l’oubliez surtout pas, car vous serez jugés», a-t-il ajouté. Gaston Ouéssanan n’est pas resté insensible à ces propos. Il a demandé et obtenu la suspension de la séance pour s’entretenir avec ses camarades de parti, après l’intervention de Guillaume Soro. De retour de cette entrevue, des députés  Pdci ont retiré leurs amendements et le projet de loi a été voté. «Nous refusons de mettre à mal la cohésion sociale et l’alliance que nous avons scellée», s’est d’ailleurs justifié le député de Katiola.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>KM (stagiaire)</p>
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