Rachat de crédits : ce qui pourrait changer au 1er juillet 2016

Comme toutes les années, à la même période, la France subit quelques changements. Certains sont favorables, mais d’autres sont plus problématiques. Cela pourrait être le cas pour le rachat de crédits à cause d’une réglementation.

Le taux d’usure immobilier sera parfois systématique

illustration créditLorsqu’un dossier est étudié, le fonctionnement n’est pas le même que celui observé pour un prêt classique. Les spécialistes, comme rdcf.fr, ou les banques appliquent un taux d’usure. Ce dernier représente le pourcentage maximal qu’il est possible d’accepter. Lorsque le seuil est dépassé, le financement sera refusé. De ce fait, deux cas de figure sont observés : le taux dédié à la consommation et celui réservé à l’immobilier. Jusqu’à maintenant, la proportion de la dette immobilière globale permettait d’aiguiller le choix. Lorsqu’elle était inférieure à 60%, le pourcentage d’usure pour la consommation était appliqué. Dès qu’elle était supérieure, les établissements proposaient immédiatement celui dédié à l’immobilier.

Vers la fin de la restructuration des dettes ?

La situation sera modifiée dès le 1er juillet 2016, car, selon la réglementation européenne, le taux d’usure immobilier sera appliqué dès que la dette mentionnera un prêt dédié au logement. Cela peut s’avérer problématique notamment pour les clients, dont la part liée à la consommation serait plus importante. Cette directive européenne a fait l’objet d’une publication dans le Journal Officiel daté du 26 mars 2016. Ce n’est donc pas une rumeur, car la réglementation sera instaurée dès le mois de juillet. Une question subsiste tout de même : est-ce la fin du rachat de crédits ? Si les marges identifiées pour les experts sont faibles, voire inexistantes, le risque d’une suppression est grand. Par contre, si la Banque de France accorde à ces acteurs de remodeler le taux d’usure en concevant une version spécifique, les chances sont plus importantes.

Des banques susceptibles de ne plus prêter de l’argent

Il est important de noter que les personnes, dont le prêt sera dédié à la consommation, auront le taux le plus élevé. Pour le second trimestre de l’année 2015, celui dédié aux crédits immobiliers était de 3.96%, mais celui fixé pour la consommation était beaucoup plus élevé : 7.63%. Il y a donc un véritable problème posé par cette réglementation. La société Premista qui est spécialisée dans ce domaine a insisté sur le fait que les « banquiers ne vont pas prêter à une clientèle fragile avec une marge diminuée ». Il faudra attendre le 1er juillet pour connaitre l’ampleur des dégâts sur la restructuration des crédits.

nordsudquotidien

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